Les réelles possibilités des imprimantes 3D

L’impression 3D est le terme utilisé couramment pour parler d’impression additive, c’est à dire que l’objet à reproduire va être créé couche par couche.

En premier lieu, un opérateur dessine l’objet sur un écran, et le fichier obtenu est envoyé vers l’imprimante, qui va le découper en tranche, puis retranscrire ces tranches une par une ensuite.

Les applications possibles dans l’industrie sont de plus en plus larges, passant de la production de simples pièces mécaniques, à la conception de voitures,d’avions, etc…

Elles permettent également la création de plaques signalétiques de plus en plus élaborées.

Certaines personnes voient maintenant dans l’impression 3d une nouvelle révolution industrielle, et, par exemple, Barack Obama, souhaite que les États-Unis investissent durablement dans cette voie.

Une innovation exceptionnelle

En 2014, un projet ambitieux a vu le jour, celui de produire, grâce à ce procédé, une maison en 24h avec une imprimante 3d géante. Dans ce cas, précis, la résine utilisée normalement est remplacée par du béton projeté selon un plan stocké sur un ordinateur.

Ce type de projet, envisagé par des industriels depuis plusieurs années, pourraient produire rapidement des installations spatiales ou militaires avec des matériaux prélevés directement sur place.

3d2

L’industrie aéronautique également suit de prêt le secteur avec l’intention de produire toutes les parties d’un avion grâce à des techniques d’impression tridimensionnelles.

Enfin, les applications possibles dans la médecine par exemple, sont extrêmement intéressantes, avec la possibilité de créer directement des prothèses, ou, encore mieux, des organes directement en 3d, comme par exemple pour ce bébé, sauvé en 2013 grâce à l’impression d’une prothèse de trachée fixée sur les bronches de l’enfant.

L’impression 3d créée la polémique

Pourtant, tout n’est pas si rose.

En effet, certaines polémiques viennent entacher les possibilités offertes par ces fabuleuses imprimantes.

Et celles ci tournent principalement autour de la possibilité de fabriquer des armes chez soi.

Eh oui ! En 2013 un étudiant Texan a réussi à créer avec succès un pistolet imprimé en 3d !

Composé de 16 pièces de plastique, il suffit de 4 heures et d’une imprimante d’occasion coûtant « seulement » 8000 dollars pour créer une arme !

Cela relance bien sûr le débat sur le port des armes à feu, et également sur les risques d’attaque terroristes en avion, par exemple, car l’objet, composé uniquement de plastique, peut parfaitement passer les contrôles de sécurité.

Après tout, qu’est ce qui empêcherait une association criminelle d’avoir une usine de fabrication d’armes à feu dans leur garage ? D’armes impossibles à repérer qui plus est…

Vers une réglementation moins floue

Peut être est il temps du coup de se pencher sur une vraie réglementation des objets créés par impression 3d, comme par exemple le proposent deux élus New Yorkais, qui demandent une interdiction des armes à feu non repérables par les détecteurs de métaux.

Quoi qu’il en soit, même si les possibilités d’application semblent quasiment infinies, il reste à trouver un moyen d’éviter les débordements, tout en ne bridant pas la créativité de toutes les personnes ayant accès à de telles machines, car il pourrait bien sortir de la tête de l’une d’entre elle une idée de génie très bientôt…

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